Cet objectif vise l'amélioration des conditions de circulation des camions pour le transport des marchandises et l'amélioration du transport des personnes par l'implantation de mesures préférentielles au transport en commun ou par une optimisation de la capacité routière.
L’amélioration des conditions de circulation sur le réseau artériel est un enjeu pour la Communauté. Dans le cadre du Plan métropolitain d’aménagement et de développement, la Communauté entend donc compléter l’identification du réseau artériel métropolitain et l’identification de mesures permettant d’optimiser la fonctionnalité du réseau artériel tel que prévu à l’article 158.1 de la Loi sur la Communauté métropolitaine de Montréal.
L’économie du Québec étant étroitement liée aux échanges commerciaux avec les autres provinces et les États-Unis, le rôle de plaque tournante de la région de Montréal peut être consolidé par des investissements ciblés permettant d’assurer la circulation des personnes et des marchandises dans les grands corridors d’échanges économiques avec les autres régions du Québec et à l’extérieur du Québec. L’attractivité et la compétitivité de la région reposent également sur l’efficacité de l’accessibilité aux pôles économiques, particulièrement ceux qui sont liés à la production de biens.
Afin d’améliorer la connectivité aux réseaux de transport continentaux et intercontinentaux, le PMAD identifie les projets prioritaires à l’échelle métropolitaine en vue de la mise en place de la Porte continentale.
Dans un contexte où les activités de transport à l’échelle mondiale devraient doubler, voire tripler, au cours des 30 prochaines années, le développement des réseaux ferroviaires et routiers et le port de Montréal, en termes de capacité et d’accessibilité intermodale, constitue le principal enjeu pour la CMM.
Au niveau du réseau routier, la remise à neuf des composantes majeures du réseau autoroutier métropolitain (le pont Champlain, le complexe Turcot, l’axe Bonaventure, l’autoroute 40 entre Anjou et Côte-de-Liesse) constitue une priorité incontournable pour assurer la compétitivité et le développement du Grand Montréal. Ces projets majeurs de réfection devront s’accompagner de l’implantation de mesures fortes favorisant le transport en commun pendant et après les travaux.
Le parachèvement du réseau autoroutier métropolitain (parachèvement des autoroutes 19, 20, 30) et l’amélioration des accès aux ports de Montréal et aux aéroports du Grand Montréal constituent également une priorité d’intervention pour la Communauté.
Dans un horizon de planification à long terme, il importe également de conserver l’intégrité des emprises autoroutières appartenant au ministère des Transports du Québec.
Par ailleurs, il est proposé d’amorcer une réflexion sur le parachèvement du réseau routier métropolitain dans certaines portions du territoire par la création de nouveaux liens fonctionnels permettant, entre autres, de compléter le contournement de l’agglomération :

La désignation d'un réseau routier d'intérêt métropolitain a pour objectif de cibler les priorités d'intervention souhaitées par la Communauté afin d'assurer l'accessibilité routière et la mise en valeur intermodale des équipements et des infrastructures stratégiques de transport des marchandises.
Le réseau routier métropolitain rassemble les composantes du réseau routier de juridiction provinciale et fédérale (autoroutes et routes nationales) et du palier municipal dont l'efficacité contribue à l'attractivité et à la compétitivité du Grand Montréal. Les critères suivants ont permis l'identification du réseau routier métropolitain :
La Communauté entend également réaliser, dans le cadre du plan d'action, l'identification du réseau artériel métropolitain (RAM) et l'identification des mesures permettant d'en optimiser la fonctionnalité conformément à l'article 158.1 de la Loi sur la Communauté métropolitaine de Montréal. Un tel réseau garantirait la connectivité des déplacements des personnes et des marchandises à l'échelle de la Communauté et de ses cinq secteurs tout en servant d'appui à la planification du transport en commun, à la desserte des pôles économiques et à une structuration de l'urbanisation du territoire.
Pour être identifiés comme éléments du RAM, les axes routiers devront :
En collaboration avec le ministère des Transport du Québec, la Communauté assurera un suivi sur la congestion dite «récurrente», soit celle qui se produit de manière habituelle sur le réseau (tel que lors des périodes de pointe).