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Documentation

Expériences étrangères de planification et de financement

Miser sur les transports collectifs pour assurer la mobilité durable de la population du Grand Montréal

Depuis de nombreuses années,  plusieurs intervenants ont réclamé des élus municipaux du Grand Montréal une vision globale de l'aménagement et du développement du territoire de la région métropolitaine de Montréal. Cette vision s'est concrétisée avec l'adoption du premier Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD) en décembre 2011 et qui est entré en vigueur le 12 mars 2012 suite à l’avis favorable du gouvernement du Québec.

Les élus de la Communauté ont maintenant un plan pour les 20 prochaines années et ont ciblé comme priorité de faire du Grand Montréal une région attractive  et compétitive dans une perspective de développement durable.  Ce plan propose de structurer le territoire pour accueillir 530 000 nouveaux résidants au sein de quartiers verts qui sont conçus autour d'infrastructures de transport en commun d'ici 2031.

Les élus municipaux du Grand Montréal ont fait le choix de développer le transport en commun qui vise la densification du territoire. Ils ont fait le choix du développement durable afin de contribuer à la réduction des gaz à effet de serre.

Pour accueillir l'augmentation de 14 % de la population d'ici 2031, il faut miser sur un système de transport collectif plus développé et réduire la congestion routière. Le PMAD propose ainsi d'augmenter l'achalandage du transport en commun à 30 % d'ici 2021. Cette augmentation permettrait d'éliminer près de 180 000 déplacements automobiles en période de pointe du matin. Il s'agit d'un défi important visant la réduction de l'usage de l'automobile et l'établissement de milieux de vie plus conviviaux favorisant la concentration des activités et les déplacements en transport en commun. 

Augmenter la part des déplacements du transport en commun de 25 % à 30 % signifie d'accueillir 640 millions de déplacements annuellement. Il s'agit de 160 millions de déplacements additionnels par rapport à 2010, ce qui équivaut à une hausse de 33 %. Cet objectif ambitieux nécessite une accélération des investissements en transport en commun.

Pour y arriver, des efforts financiers devront être consentis pour moderniser et développer les réseaux de transport en commun. En tenant compte de l’ensemble des projets planifiés par l’Agence métropolitaine de transport (AMT) et les organismes municipaux de transport en commun, près de 23 G$ sont requis en immobilisations d’ici dix ans.

Qu’en est-il des plans métropolitains ailleurs au Canada et aux États-Unis ?

Les capsules d’information suivantes présentent, sommairement, certaines grandes composantes des plans de sept régions métropolitaines canadiennes et américaines permettant de situer le PMAD avec ces expériences étrangères. Les capsules sont accompagnées d’hyperliens permettant au lecteur d’accéder directement aux plans analysés.

Faits saillants :
Une analyse sommaire révèle que les plans métropolitains canadiens et américains ont plusieurs points en commun :

  • - Toutes ces régions métropolitaines se sont donné une vision à long terme ainsi qu’un plan qui adoptent un horizon de planification se situant le plus souvent entre 20 et 30 ans;
  • - À l’instar du PMAD, les visions métropolitaines examinées reposent sur une articulation des besoins de croissance urbaine et, concurremment, des besoins en infrastructures de transport;
  • - Les stratégies de croissance urbaine visent, dans la plupart des régions, à densifier le tissu urbain et à le structurer par la planification de Transit Oriented Development (TOD) et par une approche de planification des grands corridors de transport;
  • - La plupart des régions métropolitaines ont des objectifs ambitieux d’augmentation d’achalandage de leurs services de transport en commun (Vancouver veut doubler l’achalandage) ou d’ augmentation de leur part modale (Toronto veut doubler la part modale du TC);
  • - Pour y parvenir, les investissements prévus en matière de transport en commun varient de quelques milliards de dollars (Ottawa, 2,3 G$) à 84 G$ (New-York);
  • - Enfin, toutes les régions sont à la recherche de nouvelles sources de financement pour leurs investissements en transport en commun. Par exemple, certaines explorent des mesures de tarification de la congestion (San Francisco), les péages routiers (Washington) ou la captation de la valeur foncière (Ottawa).
17.04.2012
Ottawa


17.04.2012
Toronto


17.04.2012
Chicago


17.04.2012
Vancouver


17.04.2012
New York


17.04.2012
San Francisco


17.04.2012
Washington


Dernière mise à jour :  30 avril 2012
CMM